Après des discussions longues et par moment houleuses, le Conseil "Environnement" a adopté vers minuit une orientation générale au sujet de la proposition de règlement sur les émissions de CO2 des voitures.

De 30% à 35%: un certain progrès

Claude Turmes, secrétaire d’État explique: "Le Luxembourg, ensemble avec le groupe des États membres ambitieux en matière de protection du climat, a réussi à rehausser l’objectif de réduction de CO2 pour les voitures par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne de 30% à 35% à l’horizon 2030. Malheureusement, la présidence autrichienne a introduit certains éléments d’ordre technique dans son texte de compris, risquant de mettre en péril le niveau d’ambition et ainsi de freiner l’innovation dans un secteur clé de l’industrie européenne. Ainsi, le résultat obtenu reste clairement insuffisant par rapport aux défis affichés par le GIEC dans le rapport spécial sur les 1,5 publié le 8 octobre 2018. Il est essentiel que l’industrie automobile apporte sa contribution aux efforts de réduction des émissions de CO2. Ceci est le seul moyen pour l’industrie automobile européenne de rester innovateur au niveau mondial, ainsi que pour l’Union européenne de rester crédible en vue de la conférence de l’ONU sur le climat à Katowice en décembre".

 

Soutien pour la position ambitieuse du Parlement européen

Vu la position nettement plus ambitieuse du Parlement européen demandant 40% de réduction, le Luxembourg ensemble avec le Danemark, l’Irlande, les Pays-Bas, la Slovénie et la Suède ont déclaré qu’ils n’étaient pas en mesure de suivre la proposition de la Présidence. Ce refus du Luxembourg constitue dès lors un signal fort soutenant la position du Parlement européen en vue des discussions du Conseil avec le Parlement européen qui débuteront le 10 octobre 2018. Le dossier n’est donc pas clos, mais des progrès restent possibles. 

 

Communiqué par le ministère du Développement durable et des Infrastructures / Département de l'environnement