Essais

Essai Kia Cee'd SW

 

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Avec un style plus affûté, un volume de coffre préservé et des prestations revues à la hausse, la deuxième génération de Kia Cee’d SW s’attaque aux ténors de la catégorie.
Quelques mois après la berline, dont la première mouture avait fait entrer le constructeur dans une nouvelle dimension sur le marché européen grâce à son rapport prix/prestations et sa garantie sept ans alors inédite, c’est au tour de la Cee’d SW de se renouveler. Comme la cinq-portes, le break affiche un look plus moderne et dynamique que l’ancienne mouture, moyennant des concessions sur la visibilité arrière.
A l’ouverture de la portière, la qualité perçue de l’habitacle s’avère flatteuse hormis certains ajustements discutables. L’ergonomie générale se montre intuitive mais on regrettera les boutons trop nombreux et mal positionnés sur le volant, sans oublier un commodo de feux qui peut changer de position via une simple pichenette involontaire -notamment lorsqu’on actionne le clignotant.
Du côté des équipements, la Cee’d SW est plutôt bien dotée de série : radio CD/MP3, 6 airbags, système Bluetooth, régulateur et limiteur de vitesse, climatisation manuelle… Les plus exigeants regretteront cependant que le GPS, la sellerie cuir ou encore le siège conducteur électrique ne soient disponibles qu’au jeu des packs optionnels.
La coréenne offre un bon confort de suspension, même sur revêtement dégradé. Dommage que les sièges viennent ternir le tableau à cause d’un dossier trop dur au niveau du réglage lombaire, ce qui s’avère désagréable voire fatigant à la longue.
Break oblige, la Cee’d SW se doit d’offrir une bonne habitabilité et un volume de chargement important, deux tâches dont elle s’acquitte parfaitement. Des personnes de grande taille pourront prendre place à l’arrière sans se sentir à l’étroit.
Le coffre affiche quant à lui un volume de chargement compris entre 528 et 1 642 litres (hors rangements sous le plancher), respectivement 6 et 22 litres de moins que sur l’ancienne génération de Cee’d SW. Ces valeurs demeurent parmi les meilleures de la catégorie, derrière l’inaccessible Skoda Octavia Combi (580 l) en configuration 5 places et non loin de la Peugeot 308 SW banquette rabattue (1 736 l).
On appréciera aussi la barre extensible et amovible permettant de maintenir les objets calés au fond du coffre et/ou de séparer l’espace en deux. Incluse dès le premier niveau de finition, cette barre est en outre équipée de deux sangles pour optimiser l’arrimage. Lorsque la banquette est rabattue, on découvre un plancher entièrement plat, dont l’accès n’est malheureusement pas facilité par un seuil de coffre un peu haut.
essai_kia_ceed_sw_coffreLe 1.6 CRDi 128 de notre modèle d’essai (à partir de 23 490 €) représentera en finition Active le cœur de gamme avec 46 % des ventes estimées. Il s’est montré un brin creux à bas régime (mais il n’avait pas plus de 800 km au compteur). En outre, il n’est pas aidé par l’étagement démesurément long de la boîte manuelle à 6 rapports. Gare au sous-régime si l’on respecte à la lettre les indications de l’ordinateur de bord. À 130 km/h en 6e, le compte-tours affiche à peine plus de 1 500 tr/mn. À 90 km/h, n’en parlons pas…
Cet étagement de boîte n’autorise pas de bonnes reprises et oblige à jouer constamment du levier de vitesses. Au terme d’un parcours assez varié (ville, route dont certaines portions plutôt accidentées, et autoroute) nous sommes malgré tout arrivés à une consommation de 6,0 l/100 km soit 1,5 l de plus qu’annoncé, mais un score plutôt honorable au regard du trajet effectué et du poids de la voiture (1 420 kg).
Comme les deux autres blocs Diesel de la gamme (1.6 CRDi 110 ch, 1.4 CRDi 90), le 1.6 CRDi peut aussi être associé à une boîte automatique à convertisseur et six rapports (qui fait tomber la Cee’d SW sous le coup d’un malus de 200 € avec 149 g/km au lieu de 117), la transmission à double embrayage étant réservée au 1.6 135 ch essence.
Avec la Cee’d SW, Kia offre un break intéressant mais pas dénué de défauts, tels le seuil de coffre trop haut par rapport au plancher et la boîte de vitesses bien trop longue. Vendu à partir de 20 390 €, le break coréen est un peu plus cher que son prédécesseur et ne se démarque plus vraiment de ses concurrents malgré un équipement de série plus généreux que la moyenne.
Contrairement à la Cee’d 5 portes, le SW n’est proposé qu’avec trois finitions (Style, Active et Premium), la finition de base Motion ayant disparu. Pour un modèle haut de gamme (finition Premium, incluant toit panoramique, accès et démarrage sans clef, capteur de pluie et jantes alliage 17″ au lieu de 16″), comptez au minimum 23 490 € en essence et 25 490 € en Diesel. Comme tout le reste de la gamme, la Cee’d SW peut bien sûr toujours mettre en avant sa garantie sept ans et 150 000 km.