Dans le cadre de la réunion entre les ministres des Transports de l’Union européenne au Luxembourg, Greenpeace demande de "mettre fin" à la vente de nouvelles voitures essence et diesel. FEBIAC, la Fédération des importateurs automobiles au Luxembourg souhaite réagir à cette action.

Les émissions de CO2 des voitures et véhicules utilitaires légers ne représentent que 13%* des émissions totales de CO2. La production et la livraison d’énergie, l’industrie, l’aviation, le transport maritime représentent une part des émissions beaucoup plus importante.

Les constructeurs automobiles ont réalisé d’importants efforts pour réduire les émissions. Les limites maximum autorisées pour le monoxyde d’azote, sont passées de 873 mg/km pour la normes Euro 1 à 80 mg/km pour la norme Euro 6, soit plus de dix fois moins.

D’autre part, avec la norme Euro 6D qui entre en vigueur cette année, les limites d’émission de monoxyde d’Azote et de particules sont au même niveau pour les moteurs diesel et essence.

Au niveau européen, nous constatons que l’électrification du parc automobile progresse. A cours du premier trimestre 2019, les immatriculations de véhicules électriques 2019 ont progressé de plus de 80% et celles des véhicules hybrides de plus de 30%. Les véhicules diesel représentent 59,3% des immatriculations, les diesel 32,2% et les motorisations alternatives 8,5%*.

Guido Savi, responsable de FEBIAC Luxembourg précise que ce type d’action est de nature à renforcer la confusion qui règne dans l’esprit du consommateur. Tout semble indiquer que nous évoluerons vers un marché dans lequel coexisteront différents types de motorisations. Chacune des alternatives présente des avantages particuliers et répond à des besoins spécifiques. Les consommateurs achèteront encore des véhicules essence et diesel pendant de nombreuses années.

 

Source : ACEA